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Prévoir la discrimination

Dans cette demande de permis de construire, Le Maire de Rosny-sous-Bois prévoit de différencier l'accueil des enfants du quartier suivant leurs origines sociales.

Il y a deux centres de loisirs programmés dans cet équipement. Ces deux structures reçoivent le même nombre d'enfants qui habitent le même quartier et fréquentent les mêmes écoles primaires.
Ces deux centres de loisirs sont habilités d'une manière identique par le ministère de la Jeunesse et des Sports et financés à même hauteur par la Caisse d'Allocation Familiale.

Quand il conçoit un nouvel équipement, le Maire de Rosny-sous-Bois réserve aux enfants des classes moyennes d'agréables locaux lumineux et confine les enfants issus de familles immigrées dans un sous-sol aux locaux impersonnels.

Voici, à l 'appui d'un rapport municipal daté du 13 avril 2000, la répartition des espaces attribués aux enfants du quartier par Monsieur Claude Pernès, Maire de Rosny et président des Maires d'Île-de-France:

Pour les enfants du
Centre de Loisirs Municipal

Pour les enfants du
Centre Loisirs Social para municipal

270 m² de surface corrigée pour
30 enfants présents

150 m² de surface corrigée pour
30 enfants présents

Des locaux de plain-pied aux grandes baies vitrées donnant sur des pelouses

Des locaux en sous-sol dont la moitié nécessite l’éclairage électrique

Des locaux qui leur sont intégralement dédiés et fermés six jours sur sept.

Des locaux multi utilisateurs où les enfants ne peuvent rien aménager.

Cette répartition des espaces incite à penser que cette demande de permis de construire faisait peu cas du traitement égalitaire des citoyens (l'un des fondements de notre République).

Trois années après l'ouverture de cet équipement, Claude Pernès supprimait cette discrimination trop voyante : 150 enfants se sont retrouvés à la rue.

D'aprés lui, les hopitaux psychiatriques leur seraient plus utiles que les centres de loisirs
Claude Pernès Affirme dans la presse une nouvelle fois, que le seul problème avec la jeunesse issue de l'immigration ou des DOM-TOM, c'est qu'ils sont complexés d'être noirs ou bazanés. Il leur propose donc "un suivi psychologique personnalisé"
Pourquoi une municipalité devrait-elle s'occuper de ces enfants ?
Claude Pernès est un nostalgique du moyen âge où on ne se posait pas la question de la démocratie et de l'égalité de tous les citoyens. Et personne n'était obligé de s'occuper des enfants des autres (à la rigueur, on les envoyait en croisade).
Et puis, grand seigneur, il a des solutions : Ce qui manque, ce sont les sanctions et puis les parents sont les premiers responsables !


Après cinq années de mise en garde les alertant sur le caractère inacceptable de cette exclusion et les retombées catastrophiques sur la vie locale, Claude Pernès, Président des maires d'Ile-de-France et Claude Capillon, Maire-adjoint à la politique de la Ville, ont préféré confirmer le rejet de ces enfants : Le premier explique à qui veut l'entendre que les adolescents qu'ils sont devenus ne représentent pas la jeunesse. Le second fait licencier ceux qui refusent cette ségrégation organisée...

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