Selon le rapport des
Renseignements Généraux du 23 novembre 2005, Lors des émeutes de novembre 2005, "les jeunes des cités étaient
habités d'un fort sentiment identitaire [ reposant] sur leur condition sociale d'exclus de
la société française".
Devant ces émeutes urbaines, Le président Jacques Chirac s'adresse aux
Français le lundi 14 novembre, à 20 heures.
(20 millions de téléspectateurs) : « Ces
événements témoignent d’un malaise profond. [...] Les enfants, les adolescents
ont besoin de valeurs, de repères.[...] pour mieux aider les jeunes en difficulté à
aller vers l’emploi, j’ai décidé de créer un Service Civil Obligatoire, associant
accompagnement et formation.»
Réponse au Président de la République Intervention de Monsieur Guy Fischer, Vice-président du Sénat (groupe communiste)
Vous
n’avez vu [dans les émeutes] que l’action délictueuse de bandes organisées. Ainsi, la réponse législative que vous nous
proposez [...] porte votre
volonté de contenir cette jeunesse que vous jugez, par définition, délinquante.Pour éviter aux jeunes de sombrer
dans ce travers, vous les obligez au travail dès quinze ans, [...] Vous souhaitez ainsi leur
apprendre à plier le cou, pour mieux en faire, par habitude, des citoyens dociles.Enfin, dernière trouvaille, vous
tentez de créer un service civil volontaire, car vous considérez que les jeunes
en difficulté sont appelés, plus que les autres, [à] faire
la démonstration de leur bonne conduite. [...] Vous comprendrez, j’en suis sûr, que
nous ne puissions vous suivre dans une telle démarche." (Le
Sénat a tout de même adopté.le texte instituant un service civil par 158 voix contre 127).
Sarko, Ségo, Mito Et aujourd'hui ? Sarko et Ségo en appellent à la grande Muette pour faire taire la jeunesse au lieu d'y consacrer les moyens éducatifs nécessaires : «La suppression du service
militaire a été une erreur, il faut en inventer un nouveau», affirme
Ségolène Royal. Elle plaide pour des
«systèmes d'encadrement à dimension militaire» destinés aux jeunes. (Libération du 2 juin 2006.) Qu'importe si jamais, dans aucun pays, le recours à l'armée n'a jamais apporté de solution : cela fait tellement plaisir aux électeurs de penser qu'on a trouvé "LA" réponse. Et tous de repartir "comme en 14".
On se demande dans quels cerveaux engourdis, le soldat devient-il le parangon de la citoyenneté; le service militaire, un idéal éducatif et l'armée, un modèle de rapports humains ?...